Les bénéfices

Les bénéfices de la pratique du vélo en entreprise

Au-delà des obligations réglementaires, la mobilité est une problématique majeure dans la réponse aux enjeux sociaux et environnementaux de l’entreprise. Coût de la mobilité, qualité de vie au travail, climat social… Quels sont les bénéfices pour une entreprise à encourager les déplacements à vélo ?

Des économies sur le long terme
Des mesures fiscales et des aides financières incitatives

Depuis le 1er janvier 2019, une entreprise peut bénéficier d’une réduction d’impôt lorsqu’elle met gratuitement des « services » vélos à disposition de ses salarié.e.s. Cette réduction s’applique sur l’impôt sur les sociétés, dans la limite de 25 % des frais engagés pour l’achat, la location ou l’entretien des vélos mais aussi pour leur stationnement.

Une meilleure gestion des problématiques de stationnement et d’accessibilité

Plus d’employé.e.s cyclistes signifie aussi une diminution des besoins en stationnement. De plus, sur une place de parking automobile il est possible de créer 6 à 10 places de stationnements vélos. Les terrains et les bâtiments ainsi « libérés » seront autant d’espaces pour d’autres activités de base et/ou à forte valeur ajoutée de la société.

En limitant le trafic automobile, les abords de votre entreprise sont davantage accessibles et sécurisés. Et les personnes continuant à circuler en voiture ou en transports en commun subissent moins de ralentissement.

Le vélo, c’est économique

Le forfait mobilités durables permet notamment une prise en charge des frais engagés par les salariés pour se déplacer entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail avec leur cycle ou cycle à pédalage assisté personnel. Cette prise en charge, défiscalisée à hauteur de 400€/an/salarié est ainsi du même ordre de grandeur que celle des abonnements de transports en commun.

De plus, la création et l’entretien de « services vélo » seront toujours plus économiques que les investissements nécessaires pour construire et entretenir des infrastructures pour l’automobile.

Des politiques RSE et QVT renforcées
La mobilité, nouveau thème des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO)

La Loi d’Orientation des Mobilités (LOM), publiée au Journal Officiel le 26 décembre 2019, a intégré la mobilité dans le cadre du dialogue social déjà existant.

En effet, les entreprises de plus de 50 salariés (sur un même site) et qui ont une représentation syndicale ont l’obligation d’aborder la mobilité lors des NAO (au sein du bloc Qualité de Vie au Travail).

Prévenir les risques psycho-sociaux et améliorer santé et bien-être des salarié.e.s

Pratiqué régulièrement, le vélo favorise le bien-être psychologique, atténue le stress, l’anxiété et les phases dépressives. Il améliore aussi les capacités de mémorisation et de concentration.

Mais le vélo rend aussi heureux ! L’étude « Paris Workplace » réalisée par l’IFOP en 2014 a démontré que les cadres qui se rendaient au travail en vélo se déclarent plus heureux. 42% d’entre eux s’attribuent une note entre 8 et 10 de bien-être au travail. Contre 6,7 pour les cadres qui se rendent au travail en transports.

Des performances et une attractivité augmentées
Ponctualité améliorée

Les cyclistes ont des temps de trajet plus stables que les autres usagers (pour des trajets jusqu’à 15 km). En effet il.elles ne pâtissent pas des embouteillages, des grèves ou encore de l’absence de transports en commun sur les horaires décalés. Pas de correspondance, pas de temps mort, en porte à porte c’est le plus direct. Et en ville, et pour une distance inférieure à 7 km, le vélo est même le moyen de transport le plus rapide.

Une productivité augmentée de 6 à 9%

Les impacts positifs des activités physiques et sportives (APS) sur la santé des salariés, et par conséquent sur la performance de l’entreprise, peuvent être pressentis. Mais, en 2015, afin de mesurer concrètement ces impacts économiques, le MEDEF a mené une étude auprès de 200 entreprises. L’une des conclusions intéressantes est qu’une personne sédentaire qui se met à la pratique de l’APS améliore sa productivité de 6% à 9%.

Absentéisme réduit

Plus surprenant, cette étude réalisée au Danemark auprès de plus de 1200 salarié.e.s. Elle a en effet montré que le nombre moyen de jours d’absence par an chez les salariés qui se rendent au bureau en vélo est de 7,4 jours contre 8,7 pour les non-cyclistes. Soit une baisse globale de 15% de l’absentéisme.